Ce que ce calcul n’est pas
Les approximations assumées, les règlements que Sciron n’applique pas, et les cas où un chiffre peut surprendre.
Les chiffres de cross de Sciron sont une lecture de votre trace, pas un résultat officiel. Cette page dit où sont les approximations et ce qu’il ne faut pas en conclure.
Une règle générale aide à lire tout le reste : les approximations de Sciron tirent toujours les chiffres vers le bas, jamais vers le haut. Un chiffre affiché peut être un peu inférieur à ce qu’un calcul exhaustif sur la trace complète donnerait. Il ne peut pas être supérieur.
La trace est réduite à 800 points
Avant tout calcul, Sciron ne garde que 800 points au maximum, régulièrement répartis sur la trace, le premier et le dernier toujours conservés.
Sur un vol de quatre heures enregistré chaque seconde, il reste un point toutes les 18 secondes, soit environ 200 m parcourus entre deux points. Le coin idéal peut donc se trouver entre deux points gardés, et le coin retenu est décalé d’une centaine de mètres.
Conséquence : sur un grand vol, les distances peuvent être sous-estimées de quelques centaines de mètres. Pour un triangle, l’écart de retour peut aussi être légèrement surévalué, ce qui retire encore un peu de distance.
Pourquoi cette réduction : la recherche du meilleur triangle coûte très cher en calcul, et une trace complète peut contenir 20 000 points. Ramener à 800 points rend le calcul faisable en quelques secondes au lieu de plusieurs minutes.
Sur les lignes ouvertes, le calcul est exact sur cette trace réduite : toutes les combinaisons sont examinées.
La recherche de triangle s’arrête au bout de quelques secondes
La recherche du meilleur triangle est bornée à quelques secondes. Si elle n’a pas démontré avoir trouvé le meilleur triangle dans ce délai, Sciron garde le meilleur trouvé jusque-là.
Sur un vol court ou de forme nette, la recherche aboutit bien avant la limite et le résultat est le meilleur possible. Sur un vol long, très découpé, ou presque rectiligne, le triangle affiché peut être légèrement inférieur au meilleur triangle réel.
La Terre est arrondie, le calcul la simplifie
La Terre n’est pas une sphère parfaite, et aucune formule simple ne donne la distance exacte entre deux coordonnées. Les distances affichées reposent sur un modèle simplifié.
L’écart avec la distance exacte reste de l’ordre de quelques dixièmes de pour cent, soit au plus quelques centaines de mètres sur 100 km. Sur la lecture d’un vol, cela ne change rien. Il ne faut simplement pas comparer deux chiffres au mètre près.
Pour homologuer un record, la FAI impose une méthode plus lourde et plus précise, qui n’est pas celle employée ici V2.
Le vol n’est pas découpé : tout le fichier est mesuré
Sciron ne cherche pas le décollage et l’atterrissage dans la trace. Il mesure le fichier du premier au dernier point.
Si l’enregistreur est resté allumé pendant le trajet en voiture, ou pendant une marche d’approche, ces portions entrent dans le calcul et peuvent gonfler les distances. Si vous voyez un chiffre incohérent, c’est la première chose à vérifier.
Ce n’est pas une homologation de record ou de badge
Un record FAI impose des conditions que Sciron n’applique pas du tout V2 :
- les coins sont validés par le passage dans un cylindre de 400 m de rayon ;
- la distance officielle est alors réduite de 800 m par coin et de 400 m pour le départ et l’arrivée ;
- pour certaines catégories, les coins doivent être éloignés de 10 km au moins ;
- le parcours doit parfois être déclaré avant le vol, et un contrôleur doit vérifier le dossier.
Un chiffre de Sciron ne vaut donc pas un dossier de record, et ne peut pas être présenté comme tel.
Ce n’est pas le barème de toutes les compétitions
Sciron applique le barème XContest V1. D’autres compétitions, dont la Coupe fédérale de distance française, utilisent des bonus et des règles de fermeture différents. Une même trace n’y obtient donc pas le même résultat.
Un chiffre de Sciron se lit comme un repère de progression, pas comme le score que vous obtiendrez en déposant le vol.
L’altitude n’entre jamais dans le calcul
Toutes les distances sont mesurées au sol, comme si la trace était projetée sur une carte. Deux vols qui dessinent la même figure donnent les mêmes chiffres, que l’un soit resté à 500 m et l’autre monté à 3 000 m.
Le gain d’altitude et l’altitude maximale sont affichés séparément sur la fiche. Ils ne rapportent aucun point.
Quand un chiffre manque
Un tiret sur la fiche signifie non calculé, et jamais zéro.
| Cas | Ce qui s’affiche |
|---|---|
| Moins de cinq points GPS utilisables | aucun triangle, un tiret dans les deux colonnes |
| Aucune boucle refermée à moins de 20 % | un tiret pour les triangles ; les lignes restent mesurées |
| Recherche interrompue sans résultat | un tiret |
| Vol pas encore analysé | les chiffres apparaissent après le calcul, lancé depuis la fiche |
Il n’existe pas de distance minimale en dessous de laquelle un vol serait ignoré. Un vol de deux kilomètres est mesuré comme les autres, même si les compétitions, elles, imposent un minimum V1.
Sur la carte, le triangle est refermé
Le trait d’un triangle affiché sur la carte rejoint le dernier coin au premier, pour que la figure se lise. Ce trait ne représente pas le chemin volé sur cette portion, et il ne montre pas l’écart de retour, qui est pourtant déjà déduit du chiffre.
Les lignes ouvertes, elles, ne sont pas refermées : le trait s’arrête au dernier endroit retenu.
Le total de points
Comment les kilomètres deviennent des points, pourquoi une boucle rapporte plus qu’une ligne, et pourquoi le triangle le plus long n’est pas toujours celui qui gagne.
Sources
Les règlements cités dans cette section, avec la nature de chaque source et les affirmations qu’elle soutient.