Sources
Bibliographie de la section Météo et critères, avec la nature de chaque source et les affirmations qu’elle soutient.
Chaque source porte un identifiant stable (S1, S2, …) cité dans les pages de la section. Pour chacune : l’éditeur ou l’auteur, le titre, l’année quand elle est connue, l’adresse, la nature et les affirmations qu’elle soutient.
Nature des sources :
- Norme ou règlement : OMM, OACI, CEN, règlement européen.
- Service national : Météo-France, NWS / NOAA / SPC, FAA, Met Office.
- Fédération : FFVL, DHV, FSVL, BHPA.
- Revue à comité de lecture : article scientifique publié.
- Documentation technique : documentation d’un fournisseur de données ou d’un outil (Open-Meteo, RASP).
- Secondaire : compilation, page de club, service commercial, encyclopédie. Citée pour un chiffre pratique ou une synthèse, jamais seule pour une affirmation physique.
Les adresses étaient valides au moment de la rédaction (octobre 2026). Les documents PDF cités sont les versions publiques des organismes.
Mesure du vent
S1 · OMM n° 8, mesure du vent de surface
Organisation météorologique mondiale, Guide to Instruments and Methods of Observation (WMO-No. 8), volume I, chapitre 5 « Measurement of surface wind », édition 2018 ; et base OSCAR, variable « Wind gust ». Norme.
- https://old.wmo.int/extranet/pages/prog/www/IMOP/publications/CIMO-Guide/Prelim_2018_ed/8_I_5_en_MR_clean.pdf
- https://space.oscar.wmo.int/variables/view/wind_gust
Soutient : vent moyen sur 10 minutes à 10 m ; rafale = maximum de la moyenne glissante sur 3 s ; la durée de 3 s correspond à un « parcours de vent » de 50 à 100 m qui enveloppe une structure ordinaire ; l’écart-type de vitesse et de direction et la rafale 3 s sont les deux variables recommandées pour décrire la rafalité.
S2 · Météo-France, « Qu’est-ce que le vent ? »
Météo-France, page pédagogique. Service national.
Soutient : vent moyen calculé sur 10 minutes ; vent instantané sur 3 s ; une rafale est une hausse brutale dépassant le vent moyen de plus de 10 nœuds (18 km/h) ; la direction peut tourner de plus de 45° ; les rafales sont plus vigoureuses par air instable, vent fort ou relief.
S3 · Météo-France, nouvelle référence pour les rafales (2026)
Météo-France, communiqué du 4 juin 2026 « Météo-France adopte une nouvelle référence pour les rafales » ; page Open Data « La mesure des rafales de vent de Météo-France va évoluer vers un standard mondial ». Service national.
- https://meteofrance.fr/missions/observer-prevoir/meteo-france-adopte-une-nouvelle-reference-pour-les-rafales
- https://confluence-meteofrance.atlassian.net/wiki/spaces/OpenDataMeteoFrance/pages/1589215237
Soutient : à partir de juin 2026, la rafale de référence est le maximum des moyennes sur 3 s, conforme aux normes OMM, et non plus le vent instantané maximal.
S5 · OMM / Harper, Kepert, Ginger, conversion des périodes de moyennage
Harper B. A., Kepert J. D., Ginger J. D., Guidelines for converting between various wind averaging periods in tropical cyclone conditions, WMO/TD-No. 1555, 2010. Rapport technique OMM reprenant les classes de rugosité de Wieringa (1992, 2001). Norme / rapport technique.
Soutient : nomenclature V_τ,T₀ pour une rafale de durée τ dans une période T₀ ; le facteur de rafale n’a de sens que pour un maximum dans une période ; en terrain « assez dégagé », facteur d’environ 1,49–1,55 sur 10 minutes et 1,55–1,60 sur une heure ; classes de rugosité z₀ (mer 0,0002–0,003 m, terrain dégagé 0,03–0,10 m, rugueux 0,10–0,25 m) ; intensité de turbulence typique 0,17 à 10 m pour z₀ = 0,03 m ; relation facteur de rafale, facteur de pointe et intensité de turbulence.
S57 · Suomi et al., structure verticale des rafales
Suomi I., Vihma T., Gryning S.-E., Fortelius C., « Wind-gust parametrizations at heights relevant for wind energy: a study based on mast observations », Quarterly Journal of the Royal Meteorological Society, 2013 (mât de Høvsøre, Danemark). Revue à comité de lecture.
- Référence : https://exa.ai/library/publication/qm6nqgqp1vv
Soutient : facteur de rafale moyen de 1,4 à 10 m et 1,2 à 100 m sur une prairie plate et homogène ; l’intensité de turbulence domine le facteur de pointe dans la variation du facteur de rafale avec la hauteur et la stabilité.
S32 · Échelle de Beaufort
OMM, Manual on Codes (WMO-No. 306), volume I.1, section E « Beaufort scale of wind » ; tableau de MétéoSuisse ; tableau d’Environnement Canada. Norme.
- https://www.eoas.ubc.ca/courses/atsc303/Instruments/wmo_guides/wmo_306-vI1_en-2013.pdf
- https://www.meteoswiss.admin.ch/dam/jcr:c1064242-4a6e-4df2-8d21-96e68d1def7a/Beaufort_Tabelle_en.pdf
- https://www.canada.ca/en/environment-climate-change/services/general-marine-weather-information/understanding-forecasts/beaufort-wind-scale-table.html
Soutient : force 1 = 1–5 km/h, « direction indiquée par la fumée mais pas par les girouettes » ; force 2 = 6–11 ; force 3 = 12–19 ; force 4 = 20–28, « soulève poussière et papiers, agite les petites branches » ; force 5 = 29–38, « les petits arbres en feuilles se balancent ». Vitesses moyennes sur 10 minutes.
Modèles et données
S4 · Open-Meteo, API Météo-France
Open-Meteo, documentation de l’API /v1/meteofrance et documentation générale. Documentation technique.
Soutient : modèles et mailles servies (AROME France 0,025°, AROME France HD 0,01° sans niveaux de pression, ARPEGE Europe 0,1°, ARPEGE World 0,25°), portées et fréquences ; wind_gusts_10m = maximum de l’heure précédente ; precipitation = somme de l’heure précédente ; cape instantané, champ natif ; cloud_cover_low = nuages jusqu’à 3 km d’altitude ; niveaux de pression en altitude au-dessus de la mer, 850 hPa ≈ 1 500 m, 700 hPa ≈ 3 km, geopotential_height pour l’altitude exacte ; paramètres elevation et cell_selection ; champs disponibles (temperature_20m–200m, relative_humidity_*hPa, cloud_cover_mid/high, shortwave_radiation, sunshine_duration avec seuil OMM 120 W/m², weather_code dérivé du CAPE, des rafales et de la pluie, codes 95–99 orage) ; couverture nuageuse par niveau AROME approximée depuis l’humidité (Sundqvist). L’absence de lifted_index, convective_inhibition et boundary_layer_height pour les modèles Météo-France est constatée par comparaison avec la documentation générale des autres modèles.
S9 · Open-Meteo, modèles numériques de terrain
Open-Meteo, « Improving weather forecasts with elevation models », blog technique. Documentation technique.
Soutient : choix de la maille dont l’altitude (MNT Copernicus 90 m) ressemble le plus au point demandé ; correction de température d’environ 0,7 °C par 100 m ; exemple de Zermatt.
S10 · Open-Meteo, interpolation entre mailles
Open-Meteo, discussion GitHub n° 549 « Interpolation of weather variables for point locations ». Documentation technique.
Soutient : aucune interpolation entre mailles, pour trois raisons : côtes, relief complexe, type de sol ; une maille représente les conditions moyennes d’un carré de 3 × 3 km.
S11 · Open-Meteo, bonnes pratiques pour le parapente
Open-Meteo, issue GitHub n° 1868 « Asking for best practices for paragliding wind forecasts ». Documentation technique.
Soutient : la vitesse du vent n’est pas corrigée de l’altitude ; la sélection de maille par altitude change quand même la maille retenue pour le vent ; cell_selection=nearest comme alternative.
S6 · Météo-France, systèmes ARPEGE et AROME
Météo-France, Les systèmes de prévision numérique du temps Arpège et Arome de Météo-France, 2015. Service national.
- https://donneespubliques.meteofrance.fr/client/document/presentation_modeles_arome-arpege-v2_244.pdf
Soutient : AROME maille 1,3 km, 90 niveaux, premier niveau à 5 m ; schéma de thermiques secs et humides ; AROME représente les mouvements verticaux des cumulonimbus qu’un modèle à maille plus large comme ARPEGE ne voit pas ; ARPEGE environ 5 km sur la France.
S7 · CNRM, AROME
Centre national de recherches météorologiques, page AROME. Service national.
Soutient : maille 1,3 km contre 5 km pour ARPEGE sur la France ; physique héritée de Méso-NH ; assimilation horaire des radars ; prévision d’ensemble AROME opérationnelle depuis 2016.
S8 · Météo-France, documentation AROME (2025)
Météo-France, document de présentation AROME pour le portail de données publiques, 2025. Service national.
Soutient : résolution 1,25 km ; 250 types de surface ; simulation des processus au sein des cumulonimbus ; échéances de 1 à 42 h par pas horaire.
S62 · Météo-France, schémas de nuages et de microphysique d’ARPEGE et AROME
Bouteloup Y. et al., Cloud and microphysical schemes in ARPEGE and AROME models, séminaire ECMWF 2012. Service national (présentation technique).
Soutient : convection peu profonde paramétrée dans AROME (Pergaud et al. 2009) ; ARPEGE tend à surestimer les petites précipitations et à sous-estimer les fortes ; AROME tend à surestimer légèrement les précipitations modérées à fortes.
S53 · OACI, atmosphère type
Organisation de l’aviation civile internationale, Manual of the ICAO Standard Atmosphere (Doc 7488), 3ᵉ édition, 1993, table 7 « Geopotential altitude as a function of pressure ». Norme.
Soutient : 850 hPa à 1 457 m et 700 hPa à 3 012 m d’altitude géopotentielle au-dessus du niveau moyen de la mer en atmosphère type.
S63 · balisemeteo.com
Balisemeteo, pages publiques des stations. Source de données.
Soutient : les relevés de balises relus par Sciron (vent minimal, moyen, maximal, direction, maintenance, type de station).
Relief et couche de surface
S12 · Taylor et Lee ; Jackson et Hunt, survitesse de crête
Taylor P. A., Lee R. J., « Simple guidelines for estimating wind speed variations due to small scale topographic features », Climatological Bulletin, 1984 (repris dans la littérature AWES) ; Jackson P. S., Hunt J. C. R., « Turbulent wind flow over a low hill », Quarterly Journal of the Royal Meteorological Society, 1975. Revue à comité de lecture.
- http://awes.org/wp-content/uploads/2024/10/WEIA85-3.pdf
- https://rmets.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/qj.49710143015
Soutient : survitesse maximale près du sol ΔS ≈ 2 h/L pour une crête 2D, 0,8 h/L pour un escarpement, 1,6 h/L pour une colline 3D ; définition du rapport de survitesse ; modèle à couche interne et externe.
S13 · Britter, Hunt et Richards, écoulement sur une colline 2D
Britter R. E., Hunt J. C. R., Richards K. J., « Air flow over a two-dimensional hill: studies of velocity speed-up, roughness effects and turbulence », Quarterly Journal of the Royal Meteorological Society, 1981. Revue à comité de lecture.
Soutient : mesures en soufflerie de la survitesse au sommet, en accord à 15 % près avec les théories de Jackson–Hunt et Taylor.
S14 · Profil logarithmique du vent
Fovell R., The log wind profile as used in WRF, université d’Albany ; article « Log wind profile » de Wikipedia pour les plages de z₀ ; outil Wind-data.ch. Cours universitaire et secondaire.
- https://www.atmos.albany.edu/facstaff/rfovell/NWP/ATM419_log_wind_profile.pdf
- https://en.wikipedia.org/wiki/Log_wind_profile
- https://wind-data.ch/tools/profile.php?lng=en
Soutient : u(z) = (u*/κ) ln(z/z₀) en atmosphère neutre ; valeurs de z₀ (0,0002 m mer, 0,03 m prairie, 0,1 m lande, 0,25 m cultures hautes, 0,5 m vergers, 1 m et plus forêt et villages) ; le profil vaut dans les 100 premiers mètres ; corrections de stabilité (Monin–Obukhov).
S36 · FAA, vents de montagne dangereux
Federal Aviation Administration, Advisory Circular 00-57, Hazardous Mountain Winds and Their Visual Indicators, 1997. Service national.
Soutient : un vent de 20 kt ou plus au niveau des crêtes est « fort » et produit « une turbulence modérée ou plus, de forts courants ascendants et descendants et des zones de rotor et de cisaillement très fortes » ; un flux perpendiculaire à une crête renforce le vent de surface ; le rotor se forme près ou sous le niveau de la crête, sous le vent, et constitue une zone de cisaillement et de turbulence « potentiellement sévères à extrêmes ».
S37 · SKYbrary, ondes de relief
SKYbrary (EUROCONTROL et Flight Safety Foundation), article « Mountain Waves ». Documentation aéronautique.
Soutient : conditions favorables à l’onde : direction à moins de 30° de la perpendiculaire à la crête sans changement sur une grande épaisseur, vent supérieur à 15 kt à la crête et croissant avec l’altitude, inversion juste au-dessus du relief ; courants verticaux jusqu’à 2 000 ft/min ; rotors sous les ondes avec turbulence sévère.
S38 · Zardi et Whiteman, vents diurnes de montagne
Zardi D., Whiteman C. D., « Diurnal Mountain Wind Systems », chapitre 2 de Mountain Weather Research and Forecasting, Springer, 2013. Revue à comité de lecture (ouvrage collectif).
Soutient : vents de pente montants le jour et descendants la nuit, par chauffage et refroidissement de la couche au contact du sol ; profils en jet avec maximum au-dessus de la surface ; vitesses typiques des vents de pente diurnes de 1 à 5 m/s, épaisseurs de 20 à 200 m ; déficit de température nocturne de 3 à 7 °C.
S39 · Farina et Zardi, vents de pente thermiques
Farina S., Zardi D., « Understanding Thermally Driven Slope Winds: Recent Advances and Open Questions », Boundary-Layer Meteorology, 2023. Revue à comité de lecture.
Soutient : vents anabatiques de 3 à 5 m/s et jusqu’à 500 m d’épaisseur dans les vallées alpines ; vents katabatiques de 2 à 6 m/s, formés tôt après le coucher du soleil sous ciel clair, dans une inversion en développement.
Aéronef et fédérations
S15 · EN 926-2, classification des parapentes
Comité européen de normalisation, EN 926-2:2013+A1:2021, Équipement de parapente — Parapentes — Partie 2 : exigences et méthodes d’essai pour la classification des caractéristiques de sécurité en vol (extraits publics SIST et résumé Dudek). Norme.
- https://cdn.standards.iteh.ai/samples/72334/7047396022bc4bc1990a3557982dfc68/SIST-EN-926-2-2014-A1-2022.pdf
- https://dudek.eu/wp-content/uploads/2021/05/En926-2-EN-PG-test.pdf
Soutient : définitions de vitesse minimale, bras hauts (trim), maximale (accélérateur à fond) ; test des vitesses en ligne droite : bras hauts supérieure à 30 km/h sinon classe F, plage aux freins supérieure à 10 km/h sinon F, vitesse minimale inférieure à 25 km/h = A, 25–30 = B, plus de 30 = D ; tolérance de ± 2 km/h ; les vitesses mesurées ne sont pas publiées.
S16 · DHV, « Wie sicher ist das Gleitschirmfliegen »
Deutscher Hängegleiterverband, Wie sicher ist das Gleitschirmfliegen, 2024. Fédération.
Soutient : « le parapente vole au maximum à 50 km/h et est relativement sensible aux turbulences » ; la surestimation de soi est le plus grand danger ; vent fort rafaleux, forts mouvements thermiques, orage ou front froid rendent l’air dangereux ; l’aile peut se fermer en forte turbulence.
S17 · DHV, manuel de vol homologué (limites d’exploitation)
Manuel de vol d’un parapente homologué DHV, référence B_GS-01-2634-21, section Betriebsgrenzen et Sackflug. Fédération (document d’homologation).
Soutient : hors limites d’exploitation : vol sous la pluie (même bruine), dans les nuages, le brouillard, la neige ; voile mouillée ; conditions turbulentes et vitesses de vent au décollage supérieures aux deux tiers de la vitesse maximale atteignable ; une voile mouillée a une tendance accrue à la phase parachutale ; consignes en cas de pluie : voler légèrement accéléré, peu ou pas de frein, pas d’oreilles, pas de virage serré en finale.
S18 · DHV, manuel de vol homologué (phase parachutale)
Manuel de vol d’un parapente homologué DHV, référence B_GS-01-2398-18, sections Betriebsgrenzen et Sackflug. Fédération (document d’homologation).
Soutient : liste des conditions hors limites (pluie, neige, turbulence extrême, vent fort, nuages, voile mouillée) ; la phase parachutale peut survenir quand l’aile est volée sous la pluie (fortement mouillée) : plus de vitesse horizontale et chute fortement augmentée ; consignes de secours.
S19 · Compilation des accidents mortels DHV 2007–2019
Meyer T.-P., compilation publiée sur le forum Paraglidingforum et relayée par le blog Lu-Glidz, « Eine erhellende Todes-Statistik », 2020. Secondaire : travail d’un pilote à partir des rapports officiels du DHV, non publié par la fédération.
Soutient : sur 117 décès rapportés par le DHV entre 2007 et 2019, 36 % attribués à une fermeture, 14 % à un décrochage ou une vrille sans fermeture préalable, 9 % à des manœuvres d’acrobatie, 7 % à des collisions, 7 % à un cuissard non fermé.
S20 · FSVL, analyse des accidents 2023
Fédération suisse de vol libre (SHV/FSVL), Unfallanalyse 2023 / Analyse des accidents 2023. Fédération.
Soutient : les incidents de la phase de décollage ont dépassé en 2023 ceux du vol et de l’atterrissage ; causes principales au décollage : courses non contrôlées, nœuds, lâcher brusque des freins, fermetures, turbulences, vent et thermique ; à l’atterrissage : surpilotage, obstacles, décollements thermiques, conditions de vent changeantes.
S29 · FFVL, Brevet de pilote initial, Cycle 1 (2025)
Fédération française de vol libre, École française de vol libre, Brevet de pilote initial — Cycle 1, édition 2025. Fédération.
Soutient : pièges aérologiques : turbulences sous le vent (au-delà de 200 m sous le vent des arbres par vent fort), turbulences de relief, rouleaux, venturi, gradient de vent (« dangereux à proximité du sol par vent très fort, mais aussi par vent modéré si le pilote est déjà à basse vitesse »), orages ; « les vents qu’il génère peuvent se faire sentir à plusieurs dizaines de kilomètres alentours » ; « si une dégradation orageuse est annoncée il faut s’abstenir de voler » ; brises de pente et de vallée ; choix du site à partir du bulletin et de la stabilité de la masse d’air.
S33 · FFVL, Brevet de pilote, Cycle 2 (2024)
Fédération française de vol libre, École française de vol libre, Brevet de pilote — Cycle 2, édition 2024. Fédération.
Soutient : grille d’analyse de risque avant chaque vol : niveau de pratique, état physique et émotionnel, « à quelle hauteur (réf. atterrissage) souffle un vent supérieur à 30 km/h ? » (2 500/2 000 m à 500/200 m), niveau de turbulence prévu et état de la masse d’air (nul à très fort), force du vent à l’atterrissage (0–5 à 25–35 km/h), évolution (stable, détérioration, détérioration rapide) ; méthode : plan large, plan serré (« orientation et force du vent prévu, conjonction vent météo et brises, couverture nuageuse, sondage des températures, évolutions annoncées »), confrontation sur place, vigilance en vol.
S34 · FFVL, fiche du site de Brandeville
Fédération française de vol libre, fiche terrain n° 13385, Brandeville. Fédération.
Soutient : exemple d’une consigne de site : « Ne pas décoller par vent fort supérieur à 30 km/h » ; niveau conseillé vert (débutant) ; conditions idéales « vent d’Est 15/20 km/h ».
Convection et thermiques
S21 · AMS, CAPE
American Meteorological Society, Glossary of Meteorology, entrée « Convective available potential energy ». Référence lexicographique de la profession.
Soutient : définition intégrale du CAPE comme énergie de flottabilité d’une bulle non diluée entre le niveau de convection libre et le niveau de flottabilité neutre, calculée avec la température virtuelle ; le CAPE est l’énergie cinétique maximale qu’une bulle pourrait acquérir ; en réalité une partie est dissipée.
S22 · NWS Louisville, paramètres de temps violent
National Weather Service, bureau de Louisville, Definitions & Computations (paramètres de temps violent). Service national.
Soutient : W_max = √(2 CAPE) ; les estimations de courant ascendant fondées sur le CAPE sont « généralement deux fois plus élevées que dans les courants observés » à cause de la charge en eau et du mélange ; le CAPE de surface peut sous-estimer la flottabilité en cas d’ascension élevée.
S23 · Université du Kentucky, CAPE et stabilité
University of Kentucky Agricultural Weather Center, page « Stability of the Atmosphere ». Cours universitaire.
Soutient : hypothèses de la théorie de la particule ; w_max = √(2 CAPE) ; pour 1 500–2 500 J/kg, w_max de 50 à 70 m/s ; « le w_max réel est environ la moitié » à cause de la charge en eau, du mélange, de l’entraînement et du refroidissement par évaporation.
S24 · SPC, descripteurs d’instabilité
Storm Prediction Center (NOAA), « Instability and CAPE (used by Storm Prediction Center) ». Service national.
Soutient : bandes de CAPE utilisées dans les produits du SPC : 0–1 000, 1 000–2 500, 2 500–4 000, plus de 4 000 J/kg ; le produit doit préciser la particule soulevée (surface, couche mélangée, plus instable).
S25 · NWS Lincoln, CAPE
National Weather Service, bureau de Lincoln (Illinois), « Severe Weather Topics: CAPE ». Service national.
Soutient : moins de 1 000 J/kg instabilité faible, 1 000–2 500 modérée, 2 500–4 000 forte, plus de 4 000 extrême ; « échelle glissante qui dépend du lieu et de la saison : 500 J/kg est très faible en mai dans l’Illinois mais remarquable en janvier » ; « pas un nombre magique ».
S26 · NWS Norman, glossaire des observateurs d’orages
National Weather Service, bureau de Norman (Oklahoma), Weather Glossary for Storm Spotters. Service national.
Soutient : « comme pour les autres indices, il n’existe pas de valeurs seuils au-delà desquelles le temps violent devient imminent » ; valeurs observées dépassant souvent 1 000 J/kg, parfois 5 000.
S27 · AMS, front de rafales
American Meteorological Society, Glossary of Meteorology, entrée « Gust front ». Référence lexicographique.
Soutient : le front de rafales est le bord d’attaque du dôme de pression qui sépare l’air sorti d’un orage de l’air environnant, suivi d’une poussée de vents rafaleux au sol, avec saut de pression, changement de direction et baisse de température.
S28 · NWS, glossaire des orages convectifs
National Weather Service, Warning Decision Training Division, Convective Storms Glossary, et glossaires des bureaux de Spokane et Dodge City. Service national.
- https://training.weather.gov/wdtd/courses/rac/documentation/rac25-conv-storms-glossary.pdf
- https://www.weather.gov/otx/Glossary_of_Weather_Terms
Soutient : le front de rafales « précède souvent la pluie de l’orage de plusieurs minutes » ; les limites d’écoulement « peuvent persister plus d’une journée et voyager sur des centaines de kilomètres » ; downburst, microburst (1 à 4 km), macroburst (plus de 4 km).
S30 · AMS, inhibition convective
American Meteorological Society, Glossary of Meteorology, entrée « Convective inhibition ». Référence lexicographique.
Soutient : la CIN est l’énergie nécessaire pour soulever une bulle jusqu’à son niveau de convection libre ; aire négative du diagramme ; si elle est suffisamment grande, la convection profonde ne se forme pas même si les autres facteurs sont favorables.
S31 · NWS Fort Worth, CIN
National Weather Service, bureau de Fort Worth, pages « ConvectiveParameters – CIN » et « 4 panels ». Service national.
- https://www.weather.gov/fwd/convectiveparameterscin
- https://www.weather.gov/fwd/convectiveparameters4panels
Soutient : le couvercle est considéré comme « cassable » quand la CIN est de 30 J/kg ou moins (ou 20 J/kg selon le produit), ou quand l’indice de force du couvercle est de 2 °C ou moins.
S58 · NWS Peachtree City, indice de soulèvement
National Weather Service, bureau de Peachtree City, Definitions of Atmospheric Variables. Service national.
Soutient : définition de l’indice de soulèvement (particule de la couche des 100 premiers hPa, montée à 500 hPa) et bandes : plus de 2 rien de significatif, 0 à 2 averses ou orages possibles avec un autre forçage, −2 à 0 orages possibles, −4 à −2 orages plus probables, moins de −4 orages violents possibles ; bandes de CAPE faible / modéré / fort.
S43 · Romps, expression exacte du niveau de condensation
Romps D. M., « Exact Expression for the Lifting Condensation Level », Journal of the Atmospheric Sciences, 2017. Revue à comité de lecture.
Soutient : historique de la formule d’Espy (1836) ; z_LCL = z + 125 m/K × (T − Td) comme approximation usuelle ; existence d’une expression exacte.
S44 · Dérivation de la formule d’Espy / Stull
Estimation of the Lifting Condensation Level, note dérivant la relation de Stull (2000) à partir de Clausius–Clapeyron. Note technique.
Soutient : z_LCL = a × D avec a = 0,125 km/°C ; gradient du point de rosée d’environment 1,8 °C/km ; 9,8 − 1,8 = 8 °C/km ; validité en conditions convectives ordinaires.
S45 · Wikipedia, niveau de condensation
Wikipedia, article « Lifted condensation level ». Secondaire, cité pour la synthèse de la formule d’Espy et son incertitude.
Soutient : gradient sec 9,8 K/km, gradient du point de rosée 1,8 K/km (1,6 à 1,9), différence 8 K/km, 125 m/K ; précision d’environ 1 % en conditions normales.
S46 · Dr Jack Glendening, paramètres RASP / BLIPMAP
Glendening J. W., BLIPMAP Parameter Information et BLIPMAP Parameters and Description, documentation du système de prévision RASP. Documentation technique d’un outil de référence du vol à voile.
- http://www.drjack.info/RASP/INFO/parameter_details.html
- http://drjack.info/BLIP/INFO/parameters.html
Soutient : W* = [(g/T₀) Qs D]^(1/3) avec D profondeur de couche limite et Qs chauffage de surface ; W* prédit la vitesse moyenne des thermiques secs ; rapport flottabilité / cisaillement B/S : thermiques inexploitables si B/S ≤ 5, cisaillement sans effet si ≥ 10 ; H_crit = hauteur où l’ascendance moyenne passe sous 225 ft/min, meilleur estimateur de la hauteur maximale que le sommet de couche limite, tendance à sous-estimer ; sur relief non résolu les thermiques montent plus haut ; le niveau de condensation de surface est « probablement une base minimale » ; potentiel d’étalement = sommet de couche limite − niveau de condensation de couche.
S52 · Dr Jack Glendening, analyse BLIPMAP
Glendening J. W., BLIPMAP Analysis. Documentation technique.
Soutient : le sommet de couche limite est la hauteur de mélange, trompeur quand le mélange vient du cisaillement ; « un petit changement de la température de surface peut produire un grand changement du sommet » (paramètre de variabilité de hauteur thermique).
S47 · Met Office / NWS, prévision des nuages en couche
Layer Cloud Forecasting, note de formation (origine Met Office, hébergée par le NWS). Service national.
Soutient : critères de formation d’un stratocumulus par étalement : inversion assez forte pour arrêter toutes les ascendances, gradient proche de l’adiabatique sèche jusqu’à l’inversion, niveau de condensation au moins 2 000 ft sous l’inversion, faible dépression du point de rosée ; critères de dissipation.
S48 · Cumulus et étalement (club de vol à voile)
Cumulus Spread Out, note de club (Finger Lakes Soaring Club). Secondaire, cité pour les chiffres pratiques.
Soutient : cumulus épars si l’écart température / point de rosée dépasse 5 °C sous une inversion faible ; étalement probable avec une inversion marquée, un écart de 2 °C ou moins et une épaisseur de nuage d’au moins 2 000 ft ; séquence de développement.
S49 · Stull, Practical Meteorology, chapitre 3
Stull R., Practical Meteorology: An Algebra-based Survey of Atmospheric Science, chapitre 3 « Heat », université de Colombie-Britannique. Manuel universitaire en accès libre.
Soutient : gradient adiabatique sec Γd = 9,8 °C/km, dérivé du premier principe ; température potentielle ; le processus adiabatique sec s’applique à l’air humide non saturé.
S50 · NWS Spokane, prévision de vol à voile
National Weather Service, bureau de Spokane, Soaring Forecast Information. Service national.
Soutient : indice thermique = température du sondage moins température de l’adiabatique sèche issue de la température maximale prévue ; « top of the lift » là où l’indice s’annule ; température de déclenchement.
S51 · Cours de météorologie de la couche limite
van Heerwaarden C., Tijhuis M., Boundary-Layer Meteorology, leçon 5 « Conservation of energy ». Cours universitaire.
Soutient : dérivation de ∂T/∂z = −g/cp ; dans une couche bien mélangée, la température réelle suit l’adiabatique sèche ; critères de stabilité par le gradient de température potentielle.
S40 · FAA, Glider Flying Handbook, chapitre 9
Federal Aviation Administration, Glider Flying Handbook (FAA-H-8083-13A), chapitre 9 « Soaring Weather ». Service national.
Soutient : les thermiques s’inclinent dans un vent régulier et peuvent être très déformés ou brisés par le cisaillement vertical ; gradient adiabatique sec et stabilité ; rues de nuages ; cycle diurne de la convection.
S54 · FAA, Glider Flying Handbook, chapitre 10
Federal Aviation Administration, Glider Flying Handbook, chapitre 10 « Soaring Techniques ». Service national.
Soutient : « un cisaillement fort peut briser les thermiques et plafonner leur hauteur » ; la direction du vent peut changer fortement avec la hauteur ; inclinaison des thermiques.
S35 · FAA, Aviation Weather, chapitre 16 « Soaring Weather »
Federal Aviation Administration, Advisory Circular 00-6A, Aviation Weather, chapitre 16. Service national.
Soutient : les thermiques se développent par calme ou vent faible ; un vent de 5 à 10 kt favorise des thermiques plus organisés ; un vent de surface supérieur à 10 kt signifie souvent un cisaillement ; « un cisaillement supérieur à 3 nœuds par 1 000 pieds déforme les thermiques au point de les rendre difficiles à utiliser » ; les thermiques forts résistent, les faibles sont « mis en lambeaux ».
S41 · NOAA, programme de prévision de vol à voile
National Oceanic and Atmospheric Administration, Western Region Computer Programs and Problems n° 36, Soaring Forecast Program. Service national.
Soutient : « un cisaillement supérieur à 2 nœuds par 1 000 pieds déforme turbulentement les thermiques à basse altitude » ; les nuages hauts et fins réduisent l’énergie solaire au sol et la production thermique ; des nuages bas en quantité substantielle la réduisent fortement.
S59 · OMM n° 1038, prévision météorologique pour le vol à voile
Organisation météorologique mondiale, Weather Forecasting for Soaring Flight (WMO-No. 1038, Technical Note 203), 2009, préparé par le panel météorologique de l’OSTIV. Norme / manuel de référence.
- https://www.pa.op.dlr.de/ostiv/Projects/handbook.htm
- https://aviationtraining.wmo.int/mod/url/view.php?id=1997
Référence cadre pour l’ensemble de la section (convection, pente, onde, prévision numérique pour le vol libre). Non citée pour un chiffre précis.
Règles de l’air
S42 · SERA.5001, minima VMC
Règlement d’exécution (UE) n° 923/2012 (SERA), point SERA.5001 « VMC visibility and distance from cloud minima », table S5-1, tel qu’amendé. Règlement.
- https://regulatorylibrary.caa.co.uk/923-2012/Content/Regs/01250_SERA5001_VMC_visibility_and_distance_from_cloud_minima.htm
- https://www.legislation.gov.uk/eur/2012/923/annex/section/5
Soutient : en classe G au-dessous de 900 m AMSL ou 300 m au-dessus du sol (le plus haut des deux), visibilité 5 km et « hors des nuages et en vue de la surface » ; au-dessus, visibilité 5 km et distance aux nuages de 1 500 m horizontalement et 300 m verticalement.
Pilotage
S60 · USHPA, voler dans le vent
United States Hang Gliding and Paragliding Association, Pilot magazine, « Flying in Wind », 2023. Secondaire (revue fédérale, article de vulgarisation).
Soutient : le vent change la vitesse sol, pas la vitesse air ; face à un vent égal à la vitesse air, la progression est nulle ; règle pratique : ajouter la moitié du vent de face à la vitesse de finesse maximale.
S61 · Greater Boston Soaring Club, vent de face
Greater Boston Soaring Club, note d’instruction « Headwind ». Secondaire (club).
Soutient : exemple chiffré d’un vent de face égal à la vitesse de finesse (progression nulle) et d’un vent de face moitié (temps doublé, hauteur perdue doublée) ; la règle « moitié du vent » est proche de l’optimum de la polaire.
Outils de prévision pour le vol libre
S55 · meteoblue, prévision thermique
meteoblue, aide « Bulle de convection / Thermal forecast ». Secondaire (service commercial).
Soutient : les thermiques sont mieux organisés par vent de 10 à 20 km/h ; « un cisaillement de 2 km/h par 100 m déforme les thermiques de sorte qu’elles sont difficiles à utiliser » ; les cisaillements réels peuvent être plus forts que les moyennes horaires prévues.
S56 · Météo-Parapente, manuel et émagramme
Météo-Parapente, manuel d’utilisation et présentation de l’émagramme ; AnnecyMiniVoiles, « Lire un émagramme ». Secondaire (service commercial et blog).
- https://portal.meteo-parapente.com/fr/help/user-manual/
- https://portal.meteo-parapente.com/fr/files/meteo-parapente-emagram.pdf
- https://annecyminivoiles.com/lire-emagramme-parapente/
Soutient : lecture d’un émagramme (courbe d’état, point de rosée, adiabatiques, couche limite) ; « comptez environ 125 m par degré d’écart : 8 °C d’écart à 14 h, base vers 1 000 m au-dessus du terrain ».
Limites et propositions
Ce que le moteur ne sait pas encore faire, les écarts connus entre la documentation et le code, et les critères qu’il faudrait encore ajouter.
Les distances d’un vol
Ce que mesurent les six chiffres de cross d’une fiche de vol, pourquoi ils diffèrent, et d’où viennent les règles.